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Le développement durable

Le commerce équitable

La semaine de la solidarité internationale

La journée de la femme


 

> Le développement durable

 

 

 


 

> Les sages-femmes font naître les enfants de demain aussi il est indispensable de protéger leur avenir. C'est pourquoi, l'ANESF souhaite que chacun puisse prendre conscience qu'il va falloir changer nos habitudes pour pouvoir envisager un avenir plus sereinement même si le changement est maintenant irréversible.

Voilà quelques exemples (issu de la campagne pour la promotion du développement durable):

 

> Etre citadin  : aujourd'hui, 50% des hommes vivent en ville contre 2% en 1800 ! Au cours des siècles, la ville a montré son pouvoir de brassage culturel, d'intégration sociale et d'innovations nées des échanges entre les peuples. Elle reste attirante : les emplois y sont plus fréquents, les écoles ou services de santé sont plus accessibles, les activités culturelles foisonnent…mais les pollutions sonores et chimiques et les risques technologiques accompagnent une explosion urbaine souvent mal maîtrisée. Les villes ne sont plus adaptées au véhicules toujours plus nombreux qui y circulent. Ce n'est pas une fatalité : aux Pays-Bas par exemple, 30% des déplacements urbains se font à bicyclette. L'avenir des villes se pose : comment inventer un développement urbain durable offrant à ses habitants un environnement fonctionnel et agréable ? Ceci dépend de chacun : la collectivité doit mener des actions améliorant le cadre de vie et les citadins opter pour des gestes qui garantissent la qualité.

 

> Accéder à l'eau potable : Bien que nous ayons besoin d'1,5 litre d'eau au minimum par jour, un cinquième des êtres humains n'y a pas accès. Aussi, des milliers de femmes et d'enfants font chaque jour des kilomètres à pied pour s'approvisionner en eau potable. Ailleurs, 3 millions de personnes meurent de maladies dues à l'eau souillée par des substances dangereuses et des micro-organismes porteurs de germes nocifs. Dans les pays pauvres, l'eau est souvent polluée avant d'être consommée (pollution des ressources), puis une seconde fois, avant son rejet dans la nature (eaux usées). Les ressources en eau sont les clés du développement durable de notre planète. C'est pourquoi les Nations Unies ont lancé en 2005 une Décennie internationale d'action sur le thème « L'eau, source de vie ». L'avenir de l'humanité en dépend...

 

 

> Économiser l'énergie  : Le pétrole a mis des dizaines de millions d'années pour se former dans le sous-sol. L'homme, en seulement 150 ans, en a brûlé la moitié des réserves accessibles, la majeure partie sous forme d'essence. Le secteur des transports est en effet tributaire à 97 % du pétrole. Il est aussi responsable d'un quart de nos émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre participant au changement climatique. Pour freiner ces émissions, il est désormais urgent de favoriser les transports en commun, de produire des véhicules utilisant l'énergie renouvelable, et d'adopter des modes de consommation moins gourmands en énergie, comme l'achat de produits locaux et peu emballés. Cela permettra en outre de réserver la consommation de pétrole à la fabrication des plastiques ou d'autres composés chimiques très courants dans notre vie quotidienne, qu'on ne sait obtenir aujourd'hui qu'à partir du pétrole.

 

> Écosystèmes, sources de vie  : Un écosystème est une association active et évolutive de plantes, d'animaux et de micro-organismes qui dépendent les uns des autres et de leur milieu : forestier, lacustre, lagunaire ou désertique... La disparition de l'un des éléments peut modifier tout l'équilibre. Sensibles aux variations du climat et à l'activité humaine, beaucoup d'écosystèmes ont disparu en quelques siècles ou sont menacés. Ainsi, 14 millions d'hectares de forêts naturelles sont abattus par an, surtout dans la zone intertropicale. La dégradation des récifs coralliens, par exemple, a des répercussions sur l'ensemble de la faune océanique, de même que l'anéantissement des mangroves dû pour moitié à l'installation d'élevages de crevettes ces dernières années. Ces dommages aux écosystèmes rendent plus dévastateurs les tempêtes et les raz de marée.

 

> Ne pas surexploiter les ressources de la planète  : Dans les mers, suite à la pêche industrielle pratiquée par les pays riches, plus de 70 % des stocks de pêche souffrent d'exploitation excessive ou d'épuisement, et un tiers de la faune marine est menacé d'extinction. Selon les Nations Unies, « l'océan se meurt ». Quelques pays montrent que le progrès est possible. Le Chili, en réduisant ses quotas de prises, et la Namibie, en réglementant mieux ses accords de pêche, ont reconstitué en partie les stocks de leurs poissons côtiers. D'autres nations peuvent suivre leur exemple. Sur les continents, les sols sont aussi surexploités, appauvris notamment par des pratiques agricoles souvent trop intensives. Ce phénomène mondial touche un tiers des terres. Certains pays ou communautés réagissent en labourant différemment, en reboisant aux alentours, en changeant les techniques d'irrigation...

 

> Réduire nos déchets  : Depuis un siècle, la société de consommation génère de plus en plus de déchets divers : domestiques, hospitaliers, industriels... 80 % des déchets dangereux, soit 500 millions de tonnes par an, sont produits par les pays industriels. Dans les pays pauvres, 80 % des déchets sont rejetés sans traitement. Dans les pays riches, la pollution est plus insidieuse car les ordures sont souvent enfouies ou incinérées. Mais les nappes phréatiques, le sous-sol, l'air... sont directement contaminés. Un des enjeux du développement durable réside dans l'élimination des déchets non biodégradables. Le meilleur moyen consiste à les réduire à la source en supprimant les emballages inutiles, en préférant les produits à longue durée de vie et en évitant les produits jetables. Il est important aussi de trier ce qui peut être réutilisé. Le papier par exemple se recycle 8 à 12 fois !

Ces situations sont loin d'être les seules à envisager pour l'avenir mais elles permettent déjà à elles seules de saisir l'ampleur du danger qui pourrait tous nous menacer. C'est pourquoi, chaque jour, changeons nos habitudes : recyclons nos déchets, économisons l'eau et l'électricité, utilisons les transports en commun ou des véhicules n'utilisant pas ou peu d'énergie (si ce n'est celle de nos muscles !)…

Pour plus de renseignements : www.ledeveloppementdurable.fr/

ou contactez Alexandra, vp solidarité/prévention de l'ANESF à solidarite@anesf.com

 



> Le commerce équitable

 

 

> Pourquoi ?

 

Aujourd'hui, sur les 840 millions de personnes qui souffrent de la faim, 800 millions sont des agriculteurs. Pourquoi ? Parce que les systèmes économiques actuels sont en déséquilibre et que les prix et les conditions d'achat sont imposés et ne couvrent parfois même pas les coûts de production !

L'organisation actuelle du commerce engendre que ce sont les intermédiaires (centrales d'achat, groupes industriels, grands distributeurs…) qui imposent leurs règles, leurs prix aussi bien aux producteurs qu'aux consommateurs. Le commerce devient alors un strict enjeu de pouvoir et de profit et est ainsi le plus souvent inéquitable !

 

Face à ce constat, l'objectif du commerce équitable est de permettre aux producteurs et aux consommateurs de vivre leur dignité et leur autonomie, en retrouvant la maîtrise et le sens de leurs actes. (Extrait de la Charte de la PFCE (Plate-Forme pour le Commerce Equitable)).

Les objectifs

Le commerce équitable est un commerce social dont le but n'est pas la recherche du profit maximal mais la création d'une économie qui remet l'homme et la Nature au coeur de ses préoccupations.

 

> Comment ?

- en assurant une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plus défavorisés, leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires,

- en garantissant le respect des droits fondamentaux des personnes,

- en instaurant des relations durables entre partenaires économiques,

- en favorisant la préservation de l' environnement ,

- en proposant aux consommateurs des produits de qualité

Les résultats

Plus d'un million et demi de producteurs en Afrique, Asie et Amérique latine sont aujourd'hui soutenus par le commerce équitable.

Depuis maintenant quelques années, le commerce équitable est en plein développement : il existe de plus en plus de points de vente spécialisés ( 250 en France ) et des boutiques bio ou des grandes surfaces distribuent aussi des produits issus du commerce équitable. Sa notoriété augmente aussi sans cesse

 

Sources : PFCE / IPSOS PFCE / CREDOC MAX HAVELAAR / IPSOS

Le citoyen français, sensibilisé aux enjeux du commerce équitable « conscientise » progressivement sa consommation. Cette « consommation responsable » induit des changements dans son comportement : le consommateur laisse place au « consom'acteur », citoyen et militant   pour qui l'acte d'achat peut revêtir une dimension politique.

Pour plus de renseignements :http://www.commercequitable.com/

ou contactez Alexandra, vp solidarité/prévention de l'ANESF à solidarite@anesf.com

Sachez aussi qu'il existe la semaine du commerce équitable qui cette année a lieu du 30 avril au 15 mai . Neuf producteurs venus d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie vont sillonner les 22 plus grandes villes de France à la rencontre du public pour expliquer ce que le commerce équitable et la garantie Max Havelaar apportent concrètement aux milliers de petits producteurs. Le point d'orgue de cette Tournée en région, ce sont les 17 forums FNAC où des personnalités médiatiques de tous horizons qui soutiennent cette action, joignent leurs paroles à celles des producteurs. Pour l'ensemble de ces dates, les producteurs et les personnalités présentes se rendront disponibles pour la presse dans la journée.


> La semaine de la solidarité internationale

 


La semaine de la solidarité internationale est un grand rendez-vous de sensibilisation à la solidarité internationale et au développement durable. Elle est issue de deux constats inquiétants :

> Les inégalités n'ont jamais été aussi grandes entre pays et au sein même de chaque pays, y compris dans les Etats du Nord : les pauvretés (économiques mais aussi sociales, culturelles…) s'accroissent (plus de 800 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, 100 millions d'enfants vivent dans les rues, la moitié de l'humanité vit avec moins de 2 dollars par jour) alors que dans le même temps, les richesses ont été multipliées par 8 au cours des 40 dernières années.

> Les décisions politiques actuelles et futures ont des conséquences sociales et environnementales importantes. Ces conséquences se traduisent à l'échelle locale mais aussi à l'échelle mondiale d'autant plus que, de par le phénomène de mondialisation, les Hommes, les Etats, les économies sont interdépendants.

 

Cette semaine permet d'aborder différents thèmes pour participer à l'éducation et au développement à la solidarité internationale. Parmi les thèmes développés, il peut évidemment y avoir le développement durable, le commerce équitable, le respect des droits humains mais aussi d'autres thèmes comme les chantiers jeunes, l'épargne solidaire et bien d'autres.

Ainsi plusieurs milliers d'animations sont organisées chaque année partout en France (conférence-débat, table-ronde, repas ou concert du monde, projection de films, théâtre forum…) avec pour principaux objectifs :

> d'informer sur les enjeux de la solidarité et de la coopération internationales

•  d'encourager le partenariat entre tous les acteurs de la société

•  de dépasser les clichés misérabiliste ( la dignité des personnes représentées doit être respectée quel que soit le lieu géographique de diffusion ).

Par exemple, en 2004 à Périgueux un « bus de la rencontre » a sillonné les rues de la ville tandis qu'à Paris, un défilé de mode équitable a sensibiliser des étudiants à la filière du coton équitable.

Si vous voulez monter une animation chez vous, vous trouverez toutes les informations nécessaires sur http://www.lasemaine.org/

La semaine de la solidarité internationale est ainsi un grand moment d'échange avec un but principal : construire un monde plus juste et plus solidaire. Même si c'est un peu utopiste, c'est à chacun de nous de contribuer à faire de demain un monde meilleur !

 


> La journée de la femme



La journée de la femme a lieu tous les ans le 8 mars . De part leur rôle privilégié auprès des femmes, les étudiants sage-femme ont décidé depuis 2006 de développer une thématique particulière lors de cette journée.

Cette année, les étudiants sages-femmes ont fait le choix de la thématique des violences conjugales.

Depuis quelques années, les organismes publics ont réalisés à quel point les violences conjugales sont un réel problème de santé publique : en effet,

•  Une femme sur 10 déclare avoir été victime de violences de la part de son conjoint ou ex conjoint dans les douze derniers mois . (Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes, menée en 2000).

•  20 à 30 % de femmes de 18 à 60 ans déclarent avoir subi des violences au cours de leur vie.

•  La fréquence de la violence conjugale pendant la grossesse varie de 3 à 8 % selon les études (Saurel-Cubizolles, 1997).

Télécharger le kit sur les violences conjugales

Les étudiants sages-femmes, en tant que futurs professionnels dans le domaine de la santé se sentent concernés par cette problématique et ont donc décidés de se mobiliser pour la journée internationale des femmes. Un peu partout s'organisent des conférences, débats, visionnage-débat ( à partir du film « Ne dis rien » d'Iciard Bollain)… sur ce thème.

Renseignez-vous, ça se passe près de chez vous !!